Blogueure invitée de l’expédition dans l’Arctique de 2017 : L’honorable Catherine McKenna, ministre de l’Environnement et du Changement climatique

Alors que je quitte l’Ocean Endeavour, notre salle de classe flottante de la dernière semaine, je tiens à prendre le temps de réfléchir à mon aventure avec Students On Ice. 

Le sentiment que j’ai le plus éprouvé durant cette expérience est l’émerveillement. 

L’émerveillement devant la beauté de l’Extrême-Arctique canadien, devant la résilience des Inuits qui vivent ici et devant l’ampleur du défi auquel nous sommes, tous ensemble, confrontés. 

Ce défi, ce sont les changements climatiques. Le phénomène est bien réel. Ici, dans l’Arctique, nous en voyons très clairement les effets. Les glaciers reculent, la vie animale et marine modifie ses habitudes et la culture et les traditions inuites sont menacées. 

L’Aîné et conseiller inuit, Moosa Akavak, et la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, font une sortie en qajaqs traditionnels inuits pour explorer le glacier et les icebergs environnants.

L’Aîné et conseiller inuit, Moosa Akavak, et la ministre de l’Environnement et du Changement climatique, Catherine McKenna, font une sortie en qajaqs traditionnels inuits pour explorer le glacier et les icebergs environnants.

J’ai eu la chance d’apprendre à connaître Carter, un incroyable étudiant inuit qui faisait partie de l’expédition. Il m’a énuméré la longue liste des effets des changements climatiques qui sont visibles dans sa collectivité de Cambridge Bay. Il a souligné que la fonte du pergélisol et l’érosion menacent des infrastructures clés qui risquent maintenant de sombrer dans l’océan. Il a affirmé que la fonte du pergélisol entraînait aussi l’apparition d’une profonde boue épaisse dans laquelle ses amis et lui s’enlisent, parfois même jusqu’à la taille. Il a également parlé des répercussions sur certains animaux, comme le caribou et l’ours blanc, qui sont tous deux des aliments locaux dont ils dépendent. En outre, de nouvelles espèces d’oiseaux et d’insectes sont maintenant présentes dans sa collectivité, et les glaces fondent et se fracturent plus tôt.

Ces histoires (et bien d’autres racontées par de jeunes Inuits et des Aînés) m’ont vraiment frappée. Il est urgent que nous agissions tous collectivement. 

La ministre McKenna faisant une présentation sur l’annonce tant attendue de l’aire marine protégée dans Tallurutiup Imanga/détroit de Lancaster.

Je suis vraiment heureuse d’avoir eu l’occasion de naviguer dans Tallurutiup Imanga (qui signifie détroit de Lancaster en inuktitut) avant l’annonce. C’était ma première expérience dans l’Extrême-Arctique. Ce fut une expérience extraordinaire que de pouvoir passer du temps dans cette région et de côtoyer des experts et des Aînés inuits qui ont pu me transmettre sur place des connaissances sur la biodiversité, l’océan et l’écologie. J’ai également appris l’importance que revêt Tallurutiup Imanga pour les Inuits. Cette nouvelle et très vaste aire marine nationale de conservation, qui représente plus de 2 % de la superficie océanique du Canada, protégera cette incroyable zone pour les futures générations d’Inuits et préservera leur droit de chasser et de pêcher sur le territoire, perpétuant ainsi leur culture et leurs traditions. Cette aire sera également une défense contre les effets des changements climatiques. 

Je suis maintenant plus déterminée que jamais à orienter les politiques afin de lutter contre les changements climatiques et de faire du Canada un chef de file en ce siècle de la croissance propre. Comme l’ambassadeur Heyman l’a si bien souligné, nous devons tous être des acteurs, et non des spectateurs. Je vous demande instamment d’être prêt à vous joindre à moi pour sauver la seule planète que nous avons!

La ministre McKenna et le biologiste spécialiste des oiseaux migrateurs et des aires protégées Garry Donaldson plaisantent durant une sortie en Zodiac autour de l’île Prince Leopold.

Un gros merci à tout le personnel incroyable, aux membres d’équipage, aux Aînés, aux éducateurs et, bien sûr, aux étudiants des quatre coins de l’Arctique et du monde, qui ont été remarquables et qui ont travaillé fort pour faire de l’aventure Students On Ice une extraordinaire expérience.

Je me souviendrai de cette expérience au moment de prendre des décisions. 

Encore une fois, merci. 

Catherine McKenna 

Ministre de l’Environnement et du Changement climatique

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